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Woucikam Tome 2 : De la pensée symbolique africaine à la langue dite créole, à la recherche de la langue fondamentale

Jean Luc Divialle (Djolo)

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« Pourquoi les traditions et expressions des Noirs qui vivent aux Amériques et dans l’Océan Indien se ressemblent-elles peu importent la langue européenne qui leur fut imposée, demanda l’enfant ? Parce que nous avons tous le même logiciel africain répondit le père. Comment est-ce possible, poursuivit l’enfant ? Nous possédons tous la même pensée symbolique qui est l’A.D.N. de notre modèle culturel. C’est à elle que nous devons la spécificité de notre langue, de notre culture, et des formes africaines d’appropriations des langues européenne qui nous ont colonisé. Ce trait est un marqueur très ancien, attesté dès l’Égypte ancienne. Il témoigne de la vision que les Africains se sont faits du Monde dès la préhistoire. Ainsi, où que nous soyons, nous portons tous en nous cette signature africaine qui a donné naissance à nos grandes civilisations du passé, et qui s’apprête à en initier de nouvelles… » Cette fois encore, ce père dit vrai. Tout afro-descendant porte en lui l’indélibile pensée symbolique africaine de ses ancêtres de la préhistoire. Aussi, que nous l’assumions ou pas, nous pensons et penserons toujours le Monde comme les Africains que foncièrement nous sommes. Ce n’est pas un simple imaginaire, mais une vision du monde dont ont émergé les grandes civilisations africaines. Le woucikam est donc une authentique langue africaine. Ce fait anéantit définitivement la thèse de sa prétendue origine française. Une fois de plus, l’auteur et chercheur, Djolo (Jean-Luc Divialle-Hamlet) nous présente des éléments inédits à ce jour qui, passés aux cribles rigoureux de la linguistique comparative historique et de la méthode kuma, nous entraînent sur les sources préhistoriques du woucikam. De l’Empire Africain Universel, à l’Égypte pharaonique, er de l’Égypte pharaonique aux possessions françaises d’exploitation sucrières, via les pays Kongo et Mandingue, Djolo démasque l’escrocrime que constitue la prétendue culture et langue créole. Il démontre que contrairement aux idées reçues, notre modèle procède d’un continuum mu par la pensée symbolique africaine. Djolo retrace ainsi l’itinéraire peu ordinaire de notre langue, et prouve, au grand dam des contestataires, qu’elle est la forme la plus récente du copte et par conséquent, de l’égyptien ancien.